mercredi 10 juin 2009

Complètement déconnectée

J’ai su cette semaine que Bruno Blanchet avait reprit du service dans La Presse…depuis janvier dernier! Oui je sais, je suis un peu, beaucoup, en retard. Heureusement, il y a les archives de ses chroniques sur Cyberpresse, et je viens de passer 3 heures à lire le tout d’un trait. J’ai ri si fort que je me suis attiré des regards bizarres des gens autour. Pas grave, j’aime bien me faire regarder croche. Au fait, comment peut-on regarder « croche »? La tête penchée, un œil qui donne de la marde à l’autre? Enfin.

Voici un extrait de chronique qui m’a fait marrer :

« Au resto, Philippe commande toujours le plat pas bon. Un matin, il commande la même chose que nous. C'était pas bon.

Au resto, les serveurs se trompent toujours. La facture est toujours salée. C'est souvent la seule chose qui ait du goût.

Au resto, les serveurs dorment sur la switch. Pour les appeler, il faut taper dans les mains. Taper, ça s'allume. Taper, ça s'éteint.

Partout où il passe, Boris fait un malheur. Un Blanc en béquilles dans un village africain, ça a de l'effet. Voulez-vous vous faire des amis en Afrique? Tordez-vous la cheville! Qu'est-ce qui s'est passé? Je suis tombé. Oh... Je suis désolé. Pour une raison obscure, tout le monde s'excuse. »

L’écriture de Bruno Blanchet est souvent folle et décousue, mais tellement pleine de vérité et de drôleries aussi. Ça me fait réaliser que ce sont souvent les détails qui font les meilleures histoires. Je relis mes chroniques parfois et je me trouve souvent trop descriptive. « J’ai fait ci, je suis allée là… » Pardonnez-moi d’être emmerdante par moment.

J’ai aussi lu les nouvelles pour la première fois depuis 5 mois – tant qu’à être sur Cyberpresse!- et j’avoue que je trouve ça déprimant en maudit. Je crois que je vais continuer à rester dans le noir pour les prochains mois. Qu’est-ce que ça me donne de savoir qu’un fou est allé tirer un garde dans le musée de l’Holocauste? Pas grand chose que je ne savais déjà si vous voulez mon avis. Il y a des fous partout, dans tous les pays, de tous les âges, de toutes les couleurs. Grosse nouvelle hein?

Je vous laisse sur les grands titres de mon journal personnel :
ACTUALITÉS : « Une jeune fille flâne dans la ville et ira peut-être au cinéma aujourd’hui »
ARTS « Lily Allen en spectacle à Melbourne demain. »
METEO : « 12 Celcius et 4 saisons dans la même journée »

Cheers!

5 commentaires:

Val a dit…

Coïncidence que tu parles de Bruno Blanchet... car justement un ami m'a prêté il y a quelques jours «La frousse autour du Monde». Peux-tu croire, je ne l'avais jamais lu et franchement c'est tout ce qu'il y a de plus rafraichissant! Lire ça après mon retour, pas une bonne idée, je veux repartir!! Et je ne savais pas non plus qu'il avait repris ses chroniques dans La Presse... et je suis à Montréal!

Au fait, as-tu continué ton essai de nouvelle ?? :)

Je pense à toi -xxx-

Vivian a dit…

Parfois ça fait du bien d'être complètement déconnectée pour un petit bout.... je suis moi-même à Montréal et je ne regarde pas toujours les nouvelles, je les évite parfois. Bref. Je préfères les tiennes!

Isabelle a dit…

Ma belle Annie!
Depuis la naissance de Lucas, je n'ai pas toujours le temps de lire La Presse et de regarder les nouvelles et je m'en porte mieux!! Surtout que c'est souvent tellement déprimant que je n'ose imaginer que j'ai ajouté un enfant dans ce monde de fous... Tout ça pour te dire de faire tout de même attention, on nous a annoncé que la grippe A (H1N1) a atteint l'Australie. Avec tous les endroits publics que tu fréquentes, sois prudente. Il ne faudrait pas gâcher un si beau périple avec cette merde! J'aime tellement te lire! Je ne lis pas La Presse, mais je lis ton blog religieusement!!
Prends soin de toi!
Je t'aime gros!
Ta cousine

Linda a dit…

Enfin, j’ai repris mon retard!!
J’aurais pu te laisser un commentaire a chaque article mais mon temps est limité et l’inspiration complètement nul. Alors, pardonne-moi de ne pas alimenter ton blog autant que je le voudrais.

Te lire fut encore une fois, un délice. Comme tu dis si bien, c’est pas mal moins déprimant que de lire Cyberpresse (que je lis chaque matin en buvant mon café). Autant qu’avant je me foutais bien de savoir ce qui se passait dans le monde, autant que depuis que j’ai un fils, c’est devenu ma « job » de rester connecter avec l’Univers. Ca m’apporte un faux sentiment de sécurité. Savoir ce qui se passe c’est devenu comme un besoin viscérale d’acquérir des connaissances pour mieux protéger. L’inconnu est très insécurisant mais trop de connaissances l’est encore plus….ironique n’est ce pas?

Mon petit coté anthropologue se permet un clin d’œil historique. Il était une fois une de nos grands-mères qui voulait avoir des nouvelles de sa sœur habitant un village à plus de 6 hrs de carriole. Qu’est ce qu’elle faisait grand-maman? Oui! Bravo les petits amis! Elle écrivait une lettre! Dans cette lettre elle se faisait un devoir de donner des nouvelles de toutes les familles du village. Les Tanguay ont eu des triplets, le père Bergeron est décédé, les Vaillancourt ont agrandit leur grange a foin et LA grosse nouvelle était souvent relié a l’église ou a l’arrivé d’un Docteur dans leur village…

Quand la tante recevait cette lettre elle était heureuse! Non pas uniquement heureuse d’avoir une lettre de grand maman, mais, surtout, d’avoir des nouvelles a raconter sur le perron de l’église dimanche! Une famille du village était en deuil ou en difficulté? Pas de problèmes! Dès que la nouvelle circulait, les gens se serraient les coudes et aidaient leurs prochains.

De nos jours, les medias se font aussi une joie d’être les premier à avoir des nouvelles a raconter sur le perron de l’église. Notre problème? Être conscient de malheurs, d’horreurs et de drames à l’échelle planétaire. Quand nos voisins sont dans le troubles…oui oui, les voisins….mais oui! vous savez, ceux a qui vous ne parlez jamais! Donc, quand vos voisins sont dans le trouble, vous pourriez les aider, mais souvent, vous ne le savez même pas. Par contre, vous avez envoyez 10$ pour aider un enfant unijambiste du Niger car sa cause vous a touché…en lisant le journal.

Je m’interroge souvent si l’ignorance ne serait pas la solution à toutes les dépressions de la planète. C’est déjà difficile de supporter les drames près de nous, quand on est touché ou inquiet par ce qui se passe l’autre coté de l’océan…comment peut on faire autrement que de déprimer? C’est déprimant se sentir impuissant…demander aux hommes qui prennent du Viagra!

Ok ok…j’ai finis de chialer lolll

Comme je n’ai pas envie de me sentir impuissante, fait bien attention a toi ma petite dévoreuse de Skippy favorite. J’ai déjà assez de me soucier d’une pandémie mondiale et des missiles de la Corée du Nord... :P

Coffee_c a dit…

Merci pour vos romans, vous me faites bien rire!
Val : non, j'suis tranquille sur l'écriture ces temps-ci. Trop de monde, trop de choses à faire.
Viv : Merci de me déculpabiliser!
Cousine Isa : Je te comprends pour Lucas et ne t'inquiètes pas, je fais attention aux bactéries!
Linda : Excellent commentaire. J'ai ri et je me suis questionnée en te lisant. Comme d'habitude d'ailleurs. Je t'écris en privé très bientôt!

xxxx