vendredi 23 octobre 2009

Montréal


Je suis revenue à Montréal (sur l'île cette fois, Miss Pilon)!

Ça fait déjà une semaine que je suis de retour et je n'ai pas arrêté une seconde. J'ai vu des amis, j'ai emménagé avec mon chum, je me suis promenée dans le Mile End et sur Laurier, été acheter des bagel sur St-Viateur. J'ai rencontré ma conseillère à la banque, vu mon agent d'immeuble, me suis procuré un cellulaire, ai appliqué sur un emploi qui m'intéresse vraiment.

En somme, je n'ai pas relaxé et j'ai l'impression que je ne réalise pas encore vraiment que mon voyage est terminé. Est-ce que ça va me frapper en plein visage éventuellement? J'imagine...
Pour le moment, des petits changements me font sourire:
* Comprendre les conversations des gens quand je marche dans la rue
* Prendre mon auto pour aller quelque part (conduire en général!)
* Cesser de noter chaque dépense sur un petit papier
* Cuisiner (oh! cuisiner... quel plaisir)
* Ne pas pouvoir fumer nulle part
* Trouver du linge dans un tiroir que j'avais oublié posséder

Hier il a neigé. Ouach! De la neige en octobre. Je n'étais pas prête à ÇA!

Enfin, je suis encore en train de classer mes photos et de préparer un bilan du voyage. Je vous reviens là-dessus c'est promis!

Une petite note en terminant pour souhaiter bon voyage à mon amie Vivian. Elle repart pour 1 an, cette fois au Japon, dans moins de 2 semaines. Je la vois se préparer au départ et je la comprends tellement. Go girl!

mercredi 14 octobre 2009

L'heure des bilans approche

J’aurai 30 ans dans 1 mois et demi. C’est la fin d’une étape excitante, celle de l’Université, de la vingtaine, de toutes les histoires d’amour folles et compliquées, des premiers emplois sérieux, de l’achat d’une première maison. C’est l’étape où on est physiquement à notre meilleur, où on a pleins de rêves et de choix à faire. Bref, ce sont supposément les meilleures années de notre vie. Et ça achève.

Je termine mon grand voyage dans quelques jours. Plus qu’un vol à prendre, de Londres à Montréal, pour pouvoir dire que j’ai « accompli » un petit tour du monde. Cette année à me déstabiliser, à voir les plus beaux musées, les plus surprenants monuments, rencontrer des gens si différents de moi. C’est la fin d’une étape excitante, aussi supposément le meilleur trip de vie. Et ça achève.

Je ferai un bilan des meilleurs et pires moments dans quelques temps, quand j’aurai décanté et que j’aurai réintégré ma vie à Montréal. Quand j’aurai regardé mes photos de la première à la dernière en rafale. J’y reviendrai, je vous le promets.

Pour l’instant, je vous dirai que je me sens sereine. J’ai pleins de projets qui m’attendent, dont me trouver un boulot payant et stimulant, acheter une maison pour finalement retrouver mes meubles et mes « objets » qui sont en pension depuis janvier et aussi retrouver tous les gens que j’aime.

jeudi 8 octobre 2009

Tapas et bonne compagnie

Pour le temps de deux semaines, j’ai eu ma chum Mary avec moi en Espagne. Deux semaines magnifiques, ensoleillées, avec une voiture de location qui nous a permis de nous déplacer à notre guise en écoutant de la musique à tue-tête et en chantant à gorges déployées (mal chanter, c’est ok entre amies de longue dates… thank god!)

L’Espagne est, soit dit en passant, le dernier pays que je visite d’ici mon retour à Montréal. C’est également un endroit que je découvre pour la première fois et que j’étais extrêmement excitée d’apprendre à connaître. J’ai commencé par Madrid, que j’ai adorée, et je suis descendue vers Séville où je rejoignais mon amie, pour nous diriger (avec plusieurs arrêts en route) vers Barcelone.

La route a été tellement agréable et parsemée de bonnes bouffes que Marie-Ève a autant appréciées que moi. Nous avons bu du bon vin tous les jours et avons eu l’occasion de jaser pendant des heures devant d’excellents repas.

Je vous laisse sur quelques images de bons repas que nous avons dégustés. Essayez de ne pas baver sur vos claviers, l’humidité n’étant pas vraiment bonne pour l’électronique.


Tapas saumon et fromage à Barcelone

Chorizo, piments farcis et croquettes à Barcelone

La sangria

De LOIN la meilleure paella que j'ai mangée dans ma vie

Pâtes au homard et linguini aux truffes et champignons sauvages. Dé-li-cieux...

Assiette de tapas assez classique à Granade

Couscous à l'agneau dans le quartier arabe à Grenade

Thé à la menthe dans le quartier arabe à Grenade

jeudi 1 octobre 2009

Presque la fin...

Go with the flow

Neuf mois et demi de passés…déjà! C’est fou comme le temps passe vite quand on profite de chaque seconde. Au moins une fois par jour depuis le tout premier jour, je prend le temps de m’arrêter et de réaliser la chance que j’ai d’être où je suis, à vivre une expérience aussi merveilleuse.

Ma routine typique quotidienne consiste le plus souvent en un petit déjeuner assez simple (café et croissant) sur une terrasse –si le temps le permet- et c’est à ce moment que je vais sur internet. Après, je marche dans la ville pendant plusieurs heures. Je m’arrête souvent dans des musées, chose que je ne faisais pas assez souvent à Montréal, à l’exception du Musée d’art contemporain que je trouve vraiment sympathique et souvent audacieux. À l’heure du midi, je m’arrête pour un lunch avec un bon livre en mains et je repars pour l’après-midi. Rarement je prévois mes journées et quand c’est le cas, c’est également rare que j’accomplisse vraiment ce que j’avais prévu. Et c’est bien comme ça. La seule constante, du moins depuis que je suis en Europe, c’est l’apéro de fin d’après-midi…

« Go with the flow » est mon motto. La flexibilité et l’adaptabilité sont deux qualités que je crois avoir vraiment développées cette année. Toujours de nouveaux décors, de nouvelles personnes qui m’entourent, des accents différents, des cultures et des bouffes surprenantes. J’apprécie un continuel changement et c’est un peu ce qui m’effraie à l’idée de rentrer à Montréal.

Mon amie Vivian, qui écrit l’inspirant blog « Lost in Translation » vient de m’annoncer qu’elle repartait pour un an au Japon pour y enseigner l’anglais (Bravo ma belle!!!). Je l’admire de se relancer dans une telle aventure, mais surtout, je l’envie. Mon périple à moi n’est pas encore terminé que j’ai déjà la tête pleine de projets. Aller travailler à l’étranger avec Fred, faire une traversée de l’Amérique du sud, entreprendre une longue marche sur un parcours de pèlerinage. Et ce ne sont que quelques unes de mes idées. Mais chaque chose en son temps.

Quant à la vie dite « normale » au Québec, j’ai hâte également de m’y replonger avec une nouvelle attitude. J’ai l’intention de voir ma ville avec des yeux nouveaux, de sortir plus, de trouver un boulot qui me stimulera autant que celui que j’avais avant de partir (car oui, j’adorais mon travail même si j’avais besoin d’un changement). J’ai hâte d’acheter une maison avec mon chum et de m’y installer. Moi, l’ « engagement-phobe », j’ai hâte d’habiter avec lui.

La raison de ce changement d’attitude? Je sais maintenant qu’une maison ça se vend car je l’ai fait pour ce voyage. Avant, emménager avec un mec était pour moi la fin de la fin, le clou dans le cercueil. Aujourd’hui, je sais que ce n’est pas immuable et que la liberté est toujours là quelque part, accessible, à portée de main, palpable.

Mes globe-trotters

Je ne l’aurais jamais cru avant mon départ, mais j’ai eu une chance impossible : pleins de gens que j’aime sont venus me rejoindre pour vivre une parcelle de mon aventure avec moi. Au total, j’ai passé moins de la moitié de mon temps seule. Voici ceux qui ont contribués grandement à mon bonheur cette année :

1) Guylaine – 3 semaines au Japon

2) Vivian – 1 semaine à Séoul, Corée du Sud

3) Alex – 1 semaine à Saigon, Vietnam et 1 superbe soirée avec sa copine et mon chum en Nouvelle-Zélande

4) Fred, mon amoureux – 1 mois à Hong Kong, 1 mois en Nouvelle-Zélande et un long weekend à Barcelone

5) Gisèle, ma marraine que j’adore – 1 weekend à Hong Kong

6) Valérie – 1 mois en Thaïlande

7) Maman – 1 semaine à Vienne, Autriche

8) Marie-Ève (Mary) – 2 semaines en Espagne

Les contacts

Ce blog m’a fait réaliser que j’aime vraiment écrire. L’ultime expérience serait pour moi de tenir une chronique dans une revue ou un journal au Québec. J’ai déjà plusieurs articles assez originaux (culinaires, humeurs et voyages) en chantier en ce moment. Si vous avec des connaissances dans le milieu, n’hésitez pas à me mettre en contact avec eux…

mercredi 23 septembre 2009

Delicioso!

S’il y a un élément qui m’attirait en Espagne, c’était a priori la bouffe.

Le concept du tapas –petites portions- permet de goûter à plusieurs mets au cours d’un même repas, sans avoir à picosser dans l’assiette des autres et se faire traiter de mouette-à-McDo. Croyez-moi, une passionnée de gastronomie qui a du culot se fait donner des noms encore moins charmants par moments…

Toujours est-il qu’ici la question ne se pose pas : je peux laisser libre mon appétit pour les différentes saveurs sans crainte de gêner mes nouveaux amis. En quelques jours à Madrid, j’ai savouré du délicieuxjamon iberica (jambon qui ressemble au proscuitto italien mais tranché un peu plus épais), des olives à la tonne, du chorizo (saucisson épicé), une morcilla absolument savoureuse (boudin), des gambas ajillo(crevettes dans l’huile et l’ail), différentes variations du bacalau (morue) et la liste s’allonge de repas en repas. Et si on a la patience de chercher un peu, on peut découvrir ici des bars où les tapas sont gratuits à l’achat d’une consommation d’alcool. Donc pour 2 euros, on a un bon verre de rouge et un tapas au choix.

Les vins espagnols sont aussi forts bons. Je ne sais pas comment j’ai pu exclure cette région de mes achats à la maison, sans doute par ignorance et parce qu’on connaît mieux les français, italiens et australiens. Enfin, j’ai bu beaucoup de Rioja ainsi que de la véritable sangria. Oubliez la recette québécoise infecte du ¼ 7-up, ¼ jus d’orange et ½ de vin rouge… ici le pétillant est produit par la macération des fruits et c’est tellement meilleur!

J’ai découvert le Mercado San Miguel un peu par hasard hier soir, avec une Colombienne élevée au New Jersey et aussi passionnée des arts culinaires que moi. Nous sautillions de joie à la vue des étals et courrions d’un à l’autre pour goûter à tout. Soirée dispendieuse en somme, mais tellement agréable! Les Madrilènes étaient rassemblés pour ce qui semblait être un 5@7 (mais vers 22h00) et des tapas en quantité nous passaient sous le nez de tous les côtés. C’était vraiment un moment privilégié d’être au milieu de tous ces gens et de leurs amis et de les entendre parler en espagnol et rire, et être heureux. Car s’il y a une chose qu’un tel endroit dégage, c’est le bonheur. Celui d’être bien entouré et de savourer des délices multicolores avec un bon verre de vin.

Je suis heureuse d’être en Espagne.


Mercado San Miguel avec Nathalie

Saumon et Bacalau

Mercado San Miguel

Jamon et Morcilla

Musée du Jamon

Gambas ajillo

dimanche 13 septembre 2009

Would you like a cup of tea?


haut : Leicester Square, Londres
bas : Soho, Londres
Londres

J’ai écrit précédemment que je ne comprenais pas la passion des gens pour la ville de Londres. Après plusieurs jours à arpenter les rues dans différents quartiers, je commence à comprendre. Enfin.

J’ai profité de ma solitude pour marcher, marcher et encore marcher. Par moi-même, sans parler à personne pour quelques jours. J’adore être seule et laisser mon esprit vagabonder pendant que mes yeux s’émerveillent devant l’architecture plus grande que nature des villes européennes.

À Londres, je suis allée dans Leicester Square, Soho, Chinatown, Covent Garden et Trafalgar. De beaux quartiers, tous uniques et excitants. La culture dans toutes ses formes est vraiment au cœur de l’expérience londonienne, alors j’ai décidé d’en profiter.

J’ai visionné Dorian Gray car j’avais beaucoup aimé le livre. J’ai aussi vu Broken Embraces (le dernier Almodovar) dans un cinéma indépendant et Inglorius Basterds (le nouveau Tarantino). Puis un soir je suis allée voir la comédie musicale Wicked, qui est fantastique soit dit en passant. C’est un genre de prélude au Magicien d’Oz, drôle, plein de fraîcheur et de talent, avec des costumes et des décors à grands déploiements. C’est l’histoire de Glenda et Alphaba, respectivement la gentille et la méchante sorcière de l’ouest. Vraiment réussi!

Sur une note un peu plus personnelle, j’avais également besoin d’une épilation. Besoin urgent…on pourrait aujourd’hui me méprendre pour un yéti et m’abattre à vue. Je suis allée dans quelques spa et salons d’esthétique, pour constater que ça coûte 25 pounds pour une demi-jambe et 30 pounds pour un bikini, c’est-à-dire environ 50$ + 60$!!!

Le yéti est toujours en liberté…



Le "Great Hall" de l'Université New College, Oxford

Fabuleux scones, Oxford

Christ Church College, Oxford


Christ Church College, Oxford

Oxford

Je suis arrivée hier matin à Oxford et j’ai eu une chance absolument incroyable : c’était une journée spéciale « Portes ouvertes » où tout est ouvert au public et gratuit. Habituellement, l’accès aux campus universitaires n’est pas permis mais j’ai pu, en cette journée spéciale qui n’a lieu qu’une fois par année, visiter les salles d’examens de l’Oxford University et tutti quanti. Absolument époustouflant. Quelle chance ont les élèves d’étudier dans des écoles aussi magnifiques et riches en histoire!

De plus, la ville est remplie de librairies, de musées et de petits cafés sympathiques. Le soleil brillait dans le ciel et je me suis arrêtée pour manger des scones avec de la « clotted cream » et une bonne tasse de thé en après-midi sur une terrasse.

En somme, Oxford est une de mes villes de rêve, moi qui ADORE les livres, les études, l’art et les scones... Je me verrais tellement ici pour faire mon MBA. Rêvons toujours…

Enfin, j’ai pris des tas des photos d’édifices et je retourne continuer aujourd’hui. Et entre quelques clics, je vais garder l’œil ouvert pour une esthéticienne.

jeudi 10 septembre 2009

Garder contact

Rencontrer des gens intéressants et différents de soi constitue un de mes plus grands plaisirs de voyager. Je suis souvent surprise à quel point des individus que je n’aurais jamais abordés à Montréal et qui ne feraient pas partie de mon entourage immédiat peuvent être aussi compatibles avec moi quand je suis à l’étranger. J’en ai déjà parlé, mais je suis toujours émue du peu de temps que ça prend pour nouer une nouvelle amitié. En se quittant, on se promet de se revoir plus tard, dans le pays de l’un ou l’autre ou ailleurs en route.

Un des défis à relever est de garder contact. Et même si on le fait via un réseau comme Facebook, la grande question reste à savoir si on va les contacter quand on aura l’occasion de les revoir. C’est un peu stressant d’appeler quelqu’un avec qui on a partagé quelques soirées trois mois auparavant et de dire « Salut! Tu te rappelles de moi? Ben j’suis dans ton coin là maintenant. On va prendre un verre? ».

Jusqu’à maintenant, j’ai eu de bonnes expériences. Le plus souvent, ça a solidifié le lien que nous avions créé, et je crois qu’il sera encore plus aisé de garder contact par la suite.

Au Japon, j’ai rencontré Caitlin, une australienne de Brisbane, et nous sommes allées prendre un verre quand j’étais dans sa ville. C’était vraiment sympa de la revoir. J’ai aussi rencontré Ryan à Tokyo, un anglais de Bath. Je suis allée le visiter pendant deux journées dans la cité riche en histoire située au beau milieu de la campagne. Être avec des locaux permet de voir un côté d’une ville qu’on a pas la chance d’expérimenter en étant un simple touriste. Par exemple, j’ai goûté un cidre orange (orange VIF) qui n’était pas sur le menu dans un tout petit pub de quartier. C’est concocté localement et on doit connaître l’endroit pour savoir que c’est disponible. Assez intéressant, quoique le cidre n’était pas le meilleur…

Je vous ai aussi déjà parlé des trois filles de Singapore que j’avais rencontrées au Vietnam et qui m’ont amenée déguster les spécialités locales quand je suis allées les visiter chez elles. Vivement Facebook, la semaine dernière Karena a vu que j’étais à Londres et m’a écrit pour me dire qu’elle y était également. Nous sommes allées souper ensemble et c’était très agréable de la revoir une troisième fois.

Ceci ne sont que quelques exemples de gens avec qui j'ai réussi à garder un contact assez fort pour les revoir. J'ai cependant tellement "d'amis" sur Facebook que je ne reverrai jamais et dont le détails des rencontres me sont totalement flous... Je devrai faire le ménage bientôt!

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En terminant, des nouvelles de ma semaine avec maman. Nous avons eu un plaisir fou ensemble à marcher dans les rues superbes et propres. Nous avons pris ça très "relax", avons magasiné un peu et avons admiré l'architecture des édifices blancs immaculés. Malgré tout ces aspects, il reste que la nourriture est plutôt décevante et que les gens ne sont pas très très sympatiques ni engageants. Enfin, ceux avec qui nous avons tenté de parler... Somme toute, j'ai eu une semaine hyper agréable avec maman et ça restera un beau souvenir!


Karena et moi à Londres

Ryan et moi à Bath


La gang de filles à Brisbane, dont Caitlin

Ma maman de côté... j'sais pas comme la tourner!

Rue typique de Vienne cette semaine